L’Europe pour les Nuls, 3e édition

Extrait

Extrait de l’introduction

Le plus âne des trois n’est pas celui qu’on pense», écrivait La Fontaine dans la fable «Le meunier, son fils et l’âne»… De même, les «nuls» de l’Union européenne ne sont pas ceux que l’on pense. Les «nuls» ne sont notamment pas les citoyens ordinaires qui ont du mal à comprendre l’Europe. Ce sont plutôt ceux qui ont échoué à leur expliquer à quel point l’aventure communautaire est extraordinaire. Ou qui, par une action à courte vue, la torpillent sans vergogne.

L’Europe unie est une idée géniale, «décoiffante», une révolution tranquille. Juste après une terrible guerre, il fallait oser renverser toutes les perspectives ; réconcilier des ennemis en faisant apparaître leurs intérêts communs ; instaurer la confiance là où fleurissait la méfiance ; dévaluer des frontières jusque-là sacrées ; créer des institutions inédites pour exercer ensemble la souveraineté ; et même fondre les monnaies nationales en une devise nouvelle. Autant de folies et pourtant, cela a «marché» !

La France et l’Allemagne, jadis rivales, se sont engagées dans une coopération sans équivalent dans le monde. Dans le marché unique, les étudiants, les travailleurs et les biens circulent librement, sans visa. La plupart des frontières physiques ont disparu. Alors qu’au Proche-Orient et, sur bien des continents, des hommes se battent encore pour des territoires, il ne viendrait plus à l’idée de personne, en Europe, de s’entretuer pour un bout de terre.

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